samedi 19 juin 2010

Méthode Assimil

L'affaire Anelka peut prêter à rire, à pleurer ou à rien du tout parce qu'on s'en fout un peu finalement et c'est plus sain comme ça, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'aller voir sur le site Marca.es s'il s'agissait d'une tempête franco-française ou bien si on en parlait partout.

Alors un Copier-Coller de l'accroche de l'article et en lien l'article lui-même.

TRAS LOS GRAVES INSULTOS DEL DELANTERO HACIA DOMENECH
Francia echa del Mundial a Anelka
19/06/10 - 17:46

Nicolas Anelka, que insultó a su entrenador, Raymond Domenech, en el descanso del partido entre México y Francia, ha sido expulsado de la concentración de los 'bleus', según ha confirmado el vicepresidente de la Federación Francesa, Navidad Graët.

* Anelka: "Discutí con Domenech pero no le llame hijo de puta"
* Sarkozy considera 'inaceptable' la actitud de Anelka
* Grupo A:Sudáfrica, México, Uruguay y Francia

Et oui ! Le président de l'En-Avant-Guingamp et vice-président de la FFF se prénommant Noël, les habiles redacteurs de Marca.es ont cru bon de traduire en Navidad.

Après El Muro, le fabuleux double album de Pink Floyd ou bien La puertas, film retraçant la trajectoire de Jim Morrisson et de sa clique, nous avons donc Navidad Le Graët.

Alors amusons-nous un peu.

"Le premier ministre espagnol, Josèphe-Louis Cordonnier a assisté au concert de la rockeuse Lumière Casal dans le musée Paul Monospace Citroën. Concert auquel ont assisté le gardien de but du Royal de Madrid, Iker Maisonnettes et le pivot de Les Anges Laquiers, Chef-Lieu-des-Pyrénées-Atlantiques Diesel."

A bientôt... oups ! Pardon...

A buentemprano.

samedi 22 mai 2010

Very supersticious

Ceux qui sont mes amis sur Facebook en plus de la vraie vie du monde réel savent déjà au vu des commentaires dithyrambiques de mes élèves et autres collègues d'Oasis que nous avons encore gagné le tournoi de volley-ball de l'ISSOC (International Schools Sport Organisation of Cairo). La préparation au tournoi de cette année a été sensiblement identique à celle de l'an passé. Entrainements hebdomadaires le mardi, victoire amicale contre le Lycée Français (mon équipe de 3ème-2nde a atomisé les 1ères-Terminales option volley du LFC), victoire à un tournoi mixte en décembre. Bref du classique. L'équipe était meilleure que celle de l'an passé, avec des possibilités de changement en cas de fatigue ou de blessure. Les joueurs sont efficaces aussi bien en passes précises, en attaques placées, qu'au service, en contre ou en réception. Depuis le LFC, un esprit d'équipe et de solidarité est né. A la journée sportive, ils ont étalé l'équipe de l'an passé en plus de l'équipe de prof (invaincue jusqu'à ce jour...). Et pourtant, j'ai la pression :
Tout d'abord, cette année 6 équipes participent au tournoi et depuis l'an passé, les professeurs d'EPS de ces écoles se sont rendus compte que faire des séances d'entrainements pourraient les aider à ne pas être grotesques aux différents tournois. Ils vont être mieux préparés que l'an passé.

Ensuite, il se murmure dans les couloirs de mon école que le mardi après-midi va être supprimé. Ce qui signifie plus d'AS, plus de chorale etc. Nous devons, par notre victoire éclatante, justifier la nécessité du maintien de cette demi-journée d'activités extra-scolaires.
Enfin, mon école a construit une méga halle dans le but premier de servir de théâtre et de salle de spectacle. Avant même que les travaux ne soient commencés, Mickaël, le prof d'EPS avait insisté sur le fait qu'il faudrait envisager une salle modulaire pour pouvoir aussi accueillir des évènements sportifs. Genre POPB mais en plus petit. Beaucoup plus petit. Le tournoi a eu lieu le 18 mai. Le terrain de volley-ball a été tracé et les trous pour les poteaux ont été percés le 16 mai. Et ce après de nombreux accrochages et d'échanges épistolaires entre Mickaël et la direction. Encore une chose à justifier par une écrasante victoire.
Alors outre la causerie la veille du tournoi avec mes ouailles sur l'attitude à adopter, sur le maintien de l'aspect tactique, sur le mental à avoir, je m'interroge le matin du tournoi sur ma tenue, sur le fait de me raser, sur le petit déjeuner que je vais prendre. Comme je ne suis pas superstitieux, je décide de ne pas du tout m'habiller comme aux précédents tournois. Chose qui m'a assez bien réussie jusqu'à présent puisqu'à chacune de nos victoires j'étais habillé différemment. Je ne me rase pas non plus. La flemme. Et je prends un petit-déjeuner de golgoth comme d'habitude. Juste au cas où, j'ai mis mon slip Superman.

Il faudra que l'an prochain je m'habille comme le jour d'une victoire. Juste pour voir si on perd.

A bientôt.

mardi 4 mai 2010

Dieu est un fumeur de que dalle !

Il y a encore deux semaines à l'école, je n'arrêtais pas de cavaler de haut en bas. Du 3ème au 5ème, du 5ème au 1er, du 1er au 5ème, puis au rez-de-chaussée puis au 3ème et encore au 5ème, 3ème, 5ème, 1er, RdC, 3ème, 5ème, 3ème, un dernier 5ème avant le RdC. Et encore, je suis sûr d'avoir oublié un ou deux aller-retour. Toujours à grandes enjambées vigoureuses et sveltes, dynamiques et souples. Le dos droit, le genou haut.

Maintenant c'est : RdC, 1er, 3ème, 1er, 3ème, RdC, 3ème.
Bah ouais, ma salle est au 3ème, la salle des profs au 1er, on va chercher les élèves aux récréations et le coin fumeur est au 5ème.

Finalement, quand je fumais je faisais plus de sport que maintenant. Meuh non, ça ne me travaille pas !

A bientôt.

samedi 1 mai 2010

Semaine sans bis

Il y a quelques jours, je voulais montrer à mon épouse un texte que j'avais écrit sur mon blog alors que j'étais à LA (snif !). Et puis, de fil en aiguille, je me suis surpris à relire quasiment tous mes post avec un sentiment d'autosatisfaction et de nostalgie. Pas uniquement la nostalgie de ma vie californienne, mais aussi la nostalgie d'une époque où j'avais (ou bien je prenais) le temps de me poser une ou deux fois par semaine pour raconter les conneries qui me passaient dans la tête.
Alors, il s'agit de m'y remettre en essayant de ne pas vous saouler avec mon fils, mon école et mon équipe de volley. Alors voilà.

Il y a plus de trois ans, je m'étais lancé dans les semaines sans : sans viande, sans voiture.
J'avais terminé le post avec l'idée de faire la semaine sans tabac. Ah, ah, ah ! J'ai fumé ma dernière cigarette jeudi 22 avril à 15h30. Attention, j'arrive à tenir parce que je ne m'interdis rien. Si j'ai envie d'un narguilé, d'un cigare voire d'une cigarette, je le (la) fume. Je ne le fais pas, mais je ne m'interdis pas de la faire. Allez, jusqu'ici tout va bien.

A bientôt.

lundi 30 novembre 2009

Racisme ordinaire

Pas de vidéos ou de photos du plus beau bébé du monde, pas d’autocongratulations sur mes capacités à coacher une équipe de volley (on a gagné un autre tournoi depuis la dernière fois et on va gagn…, on va participer au premier tournoi de la saison le 8 décembre), mais un petit retour sur certaines spécificités des égyptiens. Je ne m’étendrais pas sur leur comportement routier (criminel/suicidaire), sur leur conception du fair-play (cela vaut aussi pour les algériens), sur leurs aptitudes en maçonnerie (ils sont loin les temples de la vallée du Nil et les pyramides) ou encore sur le népotisme, la corruption et l’ultra individualisme (Oncle Sam 1 – Nasser 0). Non, je vais, par un exemple et en écho à ce post de mon ami François, revenir au racisme dont les égyptiens font preuve à l’égard d’eux-mêmes et des autres arabes.

A l’occasion des vacances de l’Aïd El Kibir, nous avons réservé Elissar et moi dans un hôtel d’Hurghada (c’est nul Hurghada, vive le Sinaï !). Bien entendu nous réservons, par l’intermédiaire d’une agence, une chambre couple et précisons que nous arrivons avec un bébé. A notre arrivée, après avoir échappé aux comportements criminels/suicidaires sur les 450 km qui séparent Le Caire d’Hurghada, nous apprenons que la chambre qui nous est réservée est double (2 lits) et qu’on nous ne attendait pas avec un bébé. Problème réglé compte tenu du fait que l’hôtel n’affiche pas complet même en ces périodes de fêtes. Vient ensuite l’enregistrement avec passeports et tout le pataquès. « Avez-vous votre certificat de mariage » s’enquiert le jovial concierge. « Pardon ? » demande mon épouse un brin fatiguée par le long trajet et quelques peu agacée par le léger contretemps mentionné plus haut. « Il nous faut un certificat de mariage puisque vous êtes libanaise et que votre compagnon est français. »

Et oui, c’est comme ça, si vous êtes un couple, arabe-arabe ou bien arabe-occidental (par arabe j’entends avec un passeport d’un pays arabe) il faut bien prouver que vous êtes marié. C’est la loi. J’aurais pu venir avec trois copines russes, néerlandaises, slovaques ou polonaises et partouzer allègrement dans une chambre simple. Pas de problème. Mais venir avec ma femme libanaise et mon fils sans certificat de mariage, il y a un hic. Il a fallu que le représentant à Hurghada de l’agence du Caire se déplace, on nous a proposé de faire chambre à part (comme Jacques et Bernadette) à nos frais ou bien d’aller voir ailleurs. Nous étions néanmoins décidé à ne pas céder et surtout il était hors de question de nous retaper 450 km de nuit avec les instincts criminels/suicidaires décupler en l’absence de Rê. Nous prîmes place dans le hall de l’hôtel. Je laissai à Réda libre cours à ses instincts d’explorateur et de future star de la Scala. On se vautrait par terre. Pendant ce temps, en coulisses, une solution se dessinait. Après près de deux heures. Nous avons du faire une déclaration sur l’honneur certifiant que nous étions marié, et demain, une amie va venir chez nous, copier le livret de famille et le certificat de mariage et le faxer ou l’envoyer par courriel ici. Vivement qu’Elissar ait un passeport français !

A bientôt.

samedi 14 février 2009

Eye of the Tiger

Rien depuis le 25 mai dernier. Pourtant j'en avais des choses à dire : la victoire de l'Espagne à l'Euro 2008, la domination de Nadal, mon mariage, notre grossesse (oui je dis notre parce qu'on est à deux dans cette histoire, même si je suis moins concerné qu'Elissar en matière de changements physiques, hormonaux ou intellectuel.), le retour au Caire, la deuxième rentrée à Oasis et les changements en tout genre de cette année (mais j'ai pas le droit d'en parler à cause de la censure...). Enfin j'ai pas le droit d'en parler. En bien j'ai le droit.

L'an passé, sous la houllette de Micki le prof d'EPS, j'avais pris en charge une équipe de l'AS : celle de volley-ball. Afin d'éviter les ricanements, j'avais renoncé à coacher le foot ou le basket. Et puis le dernier sport collectif qu'on peut pratiquer à l'école est le volley. Mais quelles sont mes références en matières de volley : je e l'ai jamais pratiqué en club ni en AS. J'en ai vaguement fait au lycée (en 1ère) et pis c'est tout ? Bah non ! J'ai vécu trois ans à Los Angeles, la patrie du Beach Volley. J'étais l'homme de la situation.

Alors on a commencé l'an passé avec un entrainement hebdomadaires de 1h15 par semaine, après les cours, à l'arrache. Et ce n'aurait pas été du luxe d'avoir deux sessions plus longues par semaine. Rien, nada, des nuls de première. Pas une passe haute précise, pas un manchette qui ne parte dans les nuages, pas un service correcte, même à la cuillère. Et puis petit à petit, avec l'aide de mon ex-collègue Alex -le-prof-de-physique-mystique on les a, comme on dit, malaxé. On les a fait bossé, on les a éclaté à trois contre six sur des petits matchs, on les a vanné, on a été arrogant (
sic), et ils s'y sont mis. Les attaques placées sont apparues, les bonnes réceptions, les services agréssifs. En revanche, le mental ne suivait pas. A six contre trois (Alex, Micki et moi) ils continuaient de se prendre des branlées. L'avantage psychologique était nôtre. Il nous fallait les mettre en situation contre une équipe de leur âge. Rendez-vous était pris avec le lycée français du Caire en mai 2008.
Résultat : On les accroche 26-24 au premier set et puis les démons psychologiques sont revenus et... 25-8 et 25-9 aux deuxième et troisième sets. No comment.

Cette année, après maintes réunions de Micki avec les instances dirigeantes, ces dernières nous ont accordé une après-midi complète par semaine pour les activités qui sont la chorale, l'atelier arts plastiques, le foot 6ème-5ème et le volley-ball 3ème-2nde. Du coup, dés après le mois de Ramadan (début octobre), l'entrainement restait hebdomadaire, mais 3 heures d'affilées. Techniquement et tactiquement l'équipe progresse. Qu'en est-il de leur gros point faible : le mental. A nouveau, notre référence sera contre le lycée français. Pour une seule et unique raison : on veut laver l'affront. Un hic : le lycée n'a pas d'équipe de volley de 3ème-2nde. Le prof nous propose un match contre ses 1ères-terminales qui font option volley-ball au bac. "Mais bon les gars, c'est une équipe, mes gars savent jouer au volley. Si c'est trop déséquilibré, on pourra toujours mélanger les équipes..." crut-il bon d'ajouter.
Et bien même si le match ne donna aucun vainqueur puisque nous dûmes partir après le 4ème set, nous fîmes jeu égal. 1 set gagné et 1 set perdu contre les 1ères, 1 set gagné et 1 set perdu contre les terminales. 2 satisfactions : le mental enfin trouvé et la tronche de 15 mètres de long du prof d'EPS.

Il ne nous restait plus qu'à confirmer au tournoi ISSO (International Schools Sports Organisation) organisé à la maison. Ben, on l'a gagné !!!


dimanche 25 mai 2008

Climatisation

A ceux qui me connaissent un peu, vous savez que j'ai une sainte horreur de la climatisation. Au coeur du brulant été californien, je me contentais d'un ventilo. Et ben ici, c'est tellement chaud, pollué, moite que je DORS avec la clim'. L'avantage, c'est que depuis qu'on crève de chaud, j'ai l'impression que les moustiques mutants sont morts déshydratés. A la bonne heure.

Enfin, le but même de ce post est avant tout de vous montrer une petite vidéo à mourir de rire. Et comme je ne voulais pas me contenter d'un copy-paste de Dailymotion, il me fallait trouver un petit mot à écrire.

Aller, enjoy et à bientôt.


jeudi 27 mars 2008

Soirées au Caire

Premier jour au Liban

Avec un peu de retard parce qu'en fait J'AI TOUJOURS PAS INTERNET, mon premier jour au Liban.


Liban jour 1
envoyé par milleniumsebastos

A bientôt

dimanche 9 mars 2008

Madame Soleil

En attendant la vidéo de ma première journée au Liban, un petit post pour ceux qui veulent savoir ce qui va se passer pendant le prochain Euro en Suisse et en Autriche, grandes nations du football s'il en est.

Après plusieurs soirées PES avec mon collègue de français, j'ai tiré plusieurs enseignements :
1- Thierry Henry va vendanger ;
2- Nicolas Anelka est indispensable ;
3- Benz va bouffer toutes les défenses ;
4 - Thuram va tenir la barraque ;
5 - Gallas va sauver la France à plusieurs reprises ;
6 - Coupet va se prendre un coup-franc pleine lucarne ;
7- Sagnol va délivrer un centre décisif ;
8 - Ribéry va être cramer ;
9- Il va manquer Wiltord ;
10- Trézéguet sera très bien devant sa télé ;
11- Ben Arfa ne va pas assez jouer ;
12- L'Espagne va être championne sans Raùl.

A bientôt.

samedi 9 février 2008

Parabole

C’est l’histoire d’une femme assez riche et qui s’emmerde. Elle décide de se faire alors construire une belle maison. Elle fait appel à un maître d’œuvre, Raoul Constructions, qui se chargera de faire appel aux différents corps de métier qui mèneront à bien le projet de l’oisive. Les travaux commencent. Bien. A temps. Tous les travailleurs sont motivés, même si, il ne faut pas déconner, ils râlent comme il se doit quand il le faut. Ils pensent même à un système de chauffage efficace qui permettra de chauffer toute la maison, à moindre coût, et de manière équitable :17° dans les chambres à coucher, 22° dans le salon, 23° dans les salles de bains etc. Mais la princesse a des vapeurs, des caprices d’enfants. Elle veut du chauffage, mais ne tient absolument compte des avis des professionnels. Sans consulter qui que ce soit à part quelques-unes de ses proches, extatiques devant son charme et sa puissance, l’emmerdeuse fait appel à Bâtiments Valette. Cette entreprise avait déjà travaillé pour la belle : mal, inefficacement, sans résultat. Ce choix interpelle le patron de Raoul Constructions, mais pour conserver son contrat, il fait contre mauvaise fortune bon cœur.

Les sous-traitants qu’il a embauchés se voient dans la possibilité de collaborer avec Valette ou pas. Certains refusent catégoriquement, voyant en ce dernier un arriviste qui tirera seul profit de leurs idées et de leur savoir-faire. La seule compétence de Valette étant le faire-savoir, l’effet d’annonce. D’autres, craignant de voir des mois de travail mis a mal par l’incompétent, décident de collaborer pour éviter le pire. Mais celui-ci refuse de communiquer ses plans d’actions, sa stratégie. Ben en fait, il n’en a pas. Et comme il ne veut pas s’entendre dire qu’il fait n’importe quoi, il ne rencontre personne, brasse beaucoup d’air, gesticule, est grossier et ordurier quand il est pris en faute.

Pire ! Quand les employés de Raoul demandent de pouvoir empiéter sur le chantier du chauffage pour consolider les fondations d’une pièce du rez-de-chaussée, la priorité est donnée au chauffage !

Il va se faire virer, pense-t-on. Il est nul, tout le monde le sait, surtout que son chauffage est pourri (il fera 18° partout…). Et bien non ! Il est même félicité pour son travail remarquable et est encouragé ! La révolte gronde, mais rien ne se passe. Certains décident de ne se consacrer qu’à leur partie du contrat initial, la plomberie ou l’électricité, et abandonnent le chantier chauffage, dégoûtés, démotivés. La capricieuse le leur reproche. Indirectement. Elle ne va pas se salir à adresser la parole à des ouvriers…

Croit-elle qu’elle pourra ainsi disposer indéfiniment des gens et de leur bonne volonté ? Je ne crois pas. En même temps, nul n’est irremplaçable.

A bientôt.

mercredi 30 janvier 2008

I had a dream

J'ai fait un rêve. Etrange et symptomatique. Je me garderais bien de vous l'analyser (à cause l'oeil de Moscou). Il y a du bon et moins bon, mais rien de réellement grave. Juste les tracas quotidiens.

Je suis en cours avec les C3A (4eme) mais une élève de C4 (3eme) est présente. Faute de budget, je dois faire mon cours en espagnol. En effet, un cours de maths en espagnol coûte moins cher qu'un cours de maths en français. Les élèves comprennent bien et me répondent dans ma langue maternelle. Est également présent un nouveau prof qui ne vient que pour le soutien (fort sympathique au demeurant). Il veut voir comment j'enseigne pour adapter son soutien à ma manière d'enseigner. Parfait. Quelqu'un qui s'intéresse a ce que je fais. Et puis voilà qu'il se met à intervenir dans mon cours, à dire que je ne fais pas ça comme-ci et que mon cahier de texte est mal tenu. Et je me mets à le remettre sèchement à sa place (en espagnol), il insiste, je lui demande de quitter mon cours tout aussi sèchement. Les élèves me soutiennent dans ma démarche et je me réveille hilare. Putain ça fait du bien.

A bientôt.

dimanche 6 janvier 2008

Solidaire avec la France

A mort Roboclop !!!



A plus (j'ai pas d'accent circonflexe pour A bient_t...).

vendredi 12 octobre 2007

Informations complémentaires.

Je pourrais écrire de tout sur tout ce que je vis, mais ça enlèverait du charme à tout ce que je pourrais vous dire lors de nos prochaines rencontres. Et comme lors de ces deux dernières années, je ne pourrais m’empêcher de vous dire (enfin, pas à vous mais à ceux qui ne lisent pas le blog…) : « T’as qu’à lire mon blog ! ».

Pour compléter mes écrits, allez faire un tour du côté de mon collègue de français, Monsieur François qui tient également une chronique pleine de saveurs. Mes posts préférés : les 4 derniers. Bonne lecture.

A bientôt.

dimanche 7 octobre 2007

Ca coute pas cher et ça peut rapporter gros

Ah, si j’étais riche chantait Ivan Rebrov. En vivant dans un pays supposé du tiers-monde avec un salaire 60 fois supérieur au salaire moyen, le conditionnel devient de l’indicatif. Je ne suis pas riche, mais j’ai beaucoup d’attributs du nanti : je suis beau (évitons les banalités), j’habite dans un grand appartement avec une immense terrasse, je ne me déplace qu’en taxi, je ne me prive de rien, j’aurais bientôt une femme de ménage et je suis dans un club de sport très select. J’aurais aimé pouvoir continuer le même type d’activités physiques que l’an passé à LA, qui étaient le vélo, la course à pied, la plage, la natation. Au Caire, pas de plage, une circulation démente qui démotive le plus acharné des cyclistes, une pollution cotonneuse et l’absence totale de parcs qui empêche la course en ville et pas de piscine municipale. La seule possibilité alors d’entretenir mon corps d’athlète était donc de m’inscrire à un club avec ses piscines, ses courts de squashs et de tennis, son manège d’équitation, ses terrains de football et de basket, son champs de croquet (sic) et ses différents bars (sans alcool…) et restaurants. A côté de l’école il y en a un. Le prof de sport a négocié un bon tarif pour les membres de notre prestigieuse école sachant que nous allions nous inscrire à plus de vingt. Alors après les cours, nos conversations prennent souvent une tournure Hélène et les garçons, du genre Tu vas au club tout à l’heure ? ou On mange au club tout à l’heure ? En maillot de bain, la démarche fière et assurée nous passons d’une terrasse à un transat, jus de mangue frais en main ; natation, glande sieste, sauna, squash, glande, bronzette, trempette. Nous profitons pleinement de ce havre de quasi verdure, plus ou moins épargné par les gaz d’échappement. C’est un coup à ne pas me motiver pour aller en mer Rouge la semaine prochaine tellement on est bien au club.
Ah, comme je suis riche ai-je envie de chanter !

A bientôt.

dimanche 23 septembre 2007

L'Assouanaise

Vous allez lire coups sur coups deux posts. L’un écrit le 14 septembre et icelui écrit le 23. Pas pris le temps de passer à un cyber café. Et chaque fois que je suis allé chez quelqu’un ayant une connexion, j’oubliais mon texte. Au moins ça fait de la lecture.
Sur quoi continue-je ? L’école ou la vie ?
Va pour une blague sur l’école. Le matin, en horaires Ramadan ou en horaires normaux, les cours commencent à 8h00. Mais notre présence est recommandée à 7h45. Pour surveiller les élèves ? Il y a pléthore de surveillants braillards à gueule patibulaire (mais presque) dont le physique disgracieux a du inspiré Alan Parker pour Midnight Express. Nous autres gentils professeurs ne servons à rien. Pour prendre un café tous ensemble et se souhaiter bon courage ? Il n’y a qu’une bouilloire pour du Nescafé craspèque (je peux toujours emmener du thé…). Pour un petit briefing quotidien ? Faut pas déconner, on a déjà un paquet de réunions absconses ! Pour pointer plus tôt et gratter un quart d’heure d’heures sup. pour arrondir les fins de mois ? La pointeuse est là pour nous fliquer, point. Pour consulter nos mails ? IL N’Y A PAS INTERNET, BORDEL ! Rien de tout cela. Tous les matins, à 7h45, les élèves, en rang par classe, silencieux, leurs professeurs face à eux, tous droits comme des I, le visage tourné avec solennité vers notre glorieuse école, tous donc écoutent l’hymne égyptien que je commence à connaître par cœur. Si je le trouve, je vous en mets un bout.

Sinon, re-petite sortie jeudi dernier au Marriott qui a une terrasse qui tue, des vautreuses, des chichas fort bien préparées et d’excellents métzés. Ensuite, petite ballade digestive en felouque sur le Nil. Apaisant.

J’ai un blender (rêve prémonitoire) et je m’adonne aux joies du gazpacho, des jus de mangues et de goyaves (fruits les plus communs ici).

Mes prochains achats seront un radio-réveil et un grille-pain.

J’ai fais un gros ménage et je ne suis plus dégoûté d’entrer dans ma cuisine.

Zeller est un gros con.

A bientôt

Sortie

Ici, le week-end commence le jeudi. Pas que nous ayons des week-ends de trois jours. Non. C’est que dans l’Islam, le jour de prière est le vendredi, et donc les deux jours de repos hebdomadaire sont le vendredi et le samedi. C’est alors assez drôle, le jeudi de dire à ses élèves : « N’oubliez de faire vos devoirs pour dimanche ! »
Pour ce qui est de sortir, le quartier dans lequel j’habite, El Maadi, pas trop loin du désert urbain où se trouve mon école, n’est pas l’idéal pour se faire une idée de la vie nocturne et sociale cairote. Il y a quelques cafés et restaurants, un embarcadère à felouque. Mais on est loin du fourmillement qu’on imagine en arrivant ici. L’avantage est que je ne suis pas loin de mes collègues et que pour partager un taxi pour aller et revenir de l’école, l’affaire est simplifiée.
Néanmoins, un collègue, Monsieur F., fraîchement arrivé cette année comme moi, habite à Doqqi, près du centre du vrai Caire. Les circonstances et sa volonté ont fait qu’il se refusait catégoriquement d’habiter à Maadi. Il veut vivre pleinement son expérience égyptienne. Comme il est en collocation avec deux types (un canadien d’origine indienne et un norvégien) qui ont déjà une assez bonne connaissance des bons plans locaux, il est rare que le soir il passe beaucoup de temps chez lui. Hier soir, premier jour du week-end et aussi du Ramadan, il me propose de me rendre là-haut pour une soirée bière dans un bar mythique de la ville et continuer avec sushi-narguilé au bord du Nil.
Mon trajet en métro jusqu’à chez lui étant sans réel intérêt, je rentre dans le vif du sujet. Après que j’eus posté mon précédent article, nous voilà F., le Viking et moi en direction de Down Town Cairo. On hèle un taxi. Et nous voilà tous trois dans un Fiat 500 de la fin des années 60 (modèle le plus commun parmi les taxis avec la 504 Peugeot). Classique ? Pas du tout du tout. Le type avait tenté une customisation de l’intérieur de son véhicule. Oh Dieux du Tunning que n’avez-vous fait ? Les protèges appuis-tête en peluche Tigrou et les néons violets ne sont rien à côté de la sono. Lecteur de DVD en lieu et place de l’autoradio, écran à droite du tableau de bord pour mater des clips de tubes égyptiens. Pas une basse dans les enceintes crachottantes. Des sons aigus AFLB dans les tympans, F. ne peut rien me dire des quartiers qu’on traverse et qu’il commence à bien connaître. Hagar du Nord tente bien de faire comprendre à notre chauffeur que ce serait sympa de baisser un peu le volume. Mais l’autre, fier comme un paon de son installation, nous en remet une couche supplémentaire. Finalement, après la traversée de deux ponts et la perte de 75% de nos capacités auditives, on arrive devant ce qui doit être le café le plus sympa du Caire. Habituellement, le lieu est bondé à gauche de l’établissement de joueurs d’échecs fumant la chicha ; la droite étant quant à elle remplie de buveurs de bière fumant la chicha. En ce mois de Ramadan, les lieux fréquentés essentiellement par des locaux ne vendent plus d’alcool. Du coup, le troquet est vide. Trois pèlerins sirotent du 7up. On se retrouve comme des cons, nous qui étions partis pour une soirée de débauche. Je commence à penser à Zeller et à sa recherche frénétique de prostituées. Dans notre cas, il s’agit d’alcool. Pas de problème, nous irons, quitte à payer un peu cher, dans l’un des grands hôtels qui borde le Nil. Olaf Grossbaf suggère le Nile Hilton qu’il connaît bien. Quand on arrive au Café du Champs de Mars, pub qui a un petit côté anglais, il est accueilli comme le propriétaire des lieux. Trop fort. On s’enquille une bière et des cahouètes en conversant avec le barman. Bières bues et arachides mangées nous voilà partis pour Zamalek dans un taxi d’une banalité qui nous fait presque regretter celui de Jacky Touch Al Arabia.
Zamalek est un quartier super bourgeois où vit et se retrouve la jeunesse dorée du Caire et des ambassades. Notre destination finale étant le Séquoia, un resto sur les bords du Nil, qui offre toute une variété de nourriture orientale, mais également des sushi dont voulons faire notre pitance. Pas de bol, pendant Ramadan, il ne serve ni alcool (logique) ni sushi (sic). On se console de l’absence des sushi avec une chicha parfum jasmin pour F et moi et goût melon pour Ole Gunnar. Et puis ça nous permet d’attendre le troisième colloc’ et un pote d’un pote à lui. Ils arrivent, on tente de déchiffrer la carte et on commande des métzés et un peu de barbaque à partager. On tente de faire connaissance à base de « What exactly are you doing in Cairo ? », et de « Did you choose Egypt on purpose ?» etc. Mais voilà que commence à entrer de manière continue des filles aussi jolies les unes que les autres. Et la prise de contact qui aurait pu prendre 15 minutes s’éternise pendant toute la durée du repas, perturbés que nous sommes tous par ce va et vient de bombes, orientales et occidentales. Bouches bées et soupirs interrompent la réponse de l’un ou l’autre. Je décide alors de me détacher de la conversation qui ne mène nulle part. Je me vautre dans mon fauteuil, contemple les felouques Vodafone et les allées et venues des belles en tirant sur le tube de mon narguilé que j’agrémente de gorgées de jus de mangue. Je sens que pour moi la soirée va se terminer assez rapidement. Pour tout le monde d’ailleurs.
Pour rentrer, point de métro. Je m’embourgeoise en taxi. A nouveau une Fiat. Seul hic (en plus de tous ceux inhérents à un véhicule plus vieux que moi), le pilote se prend pour Daniel Morales. Je vois ma vie défiler plusieurs fois devant mes yeux. J’essaie de trouver un endroit qui pourrait me protéger (pas de la mort mais de la défiguration, pour pouvoir être identifié par ma famille) en cas d’accident. Arrivé devant mon immeuble, alors que je rêve déjà à mon lit et à la manière dont vont me bercer les souvenirs du Séquoia, je constate avec effroi que la porte est fermée. Je sonne le concierge. Rien. Je secoue et tape la porte. Toujours rien. Il est 1h30 et je commence à perdre mon sens de l’humour. J’appelle la proprio (qui ne m’a toujours pas fait réparer la fuite de ma machine à laver). Elle essaie de trouver des excuses que je réfute de manière un peu grossière et lui dit qu’il est hors de question que je dorme dehors. Finalement, le concierge arrive essoufflé et penaud. Je peux enfin dormir
Cette nuit j’ai rêvé que j’avais un blender et un radio-réveil et que je me préparais des jus de mangue. Où sont donc passées les jolies filles du Séquoia ?

A bientôt.

jeudi 13 septembre 2007

Oasis

Et bien nous voilà rentré dans le vif du sujet. La vraie rentrée a eu lieu le 9 septembre après une semaine de réunions toutes aussi inutiles les unes que les autres et une perte de temps sans limite pendant lesquelles courraient les spéculations les plus folles sur les emplois du temps, les nouvelles classes ouvertes à l’emporte pièce alors même qu’il n’y a pas assez de profs et de salle pour celles qui sont déjà là et sur qui allaient être les chanceux qui allaient se farcir 28 périodes sur 3 niveaux pour palier à ce manque de profs. Enfin bref, une semaine à s’emmerder ferme au CDI entre deux ouvrages sur l’Egypte (Les cigares du Pharaon et Astérix et Cléopâtre pour être précis), à fumer dans le coin fumeurs, à boire les conseils des anciens et à écouter leurs courroux sur la gestion ubuesque de l’école. Entre autres choses figurent la paperasse énorme qui nous est demandée qui va du formulaire pour demander une boite de craies (spéciale dédicace à la LDH) aux plans de cours détaillés, le fait de ne pas avoir Internet sur le campus, les exigences académiques de niveau lycée à des élèves de quatrième et la pointeuse ! Putain de pointeuse de sa mère ! Etre prof et pointé comme à l’usine. C’est la meilleure celle-là ! Au cas où nous aurions l’idée farfelue d’aller faire un tour au milieu des chantiers qui entourent l’école et au cœur du désert urbain cairote.
Le Caire, une ville qui va à 200 à l’heure, qui ne dort pas ou peu, où l’on trouve toujours un endroit ouvert où acheter ses clopes, son lait, des tomates, pas de bières hélas ; ville dans laquelle le taxi est le moyen de transport le plus commode (fils de Marc Aurèle pour les incultes) et le plus fréquent (un cinquième des automobiles doivent être de taxis) ; ville où manger n’est un problème pour personne. Amateur de barbaque, végétarien, junk eaters, amoureux des nouilles italiennes ou chinoises, des sushi, des pizzas, explorateurs des mets typiquement égyptiens n’ayez crainte en venant ici. Vous trouverez votre bonheur.
En revanche autour de l’école, nib, nada, nichts, nothing. Il faut voir où ils sont aller nous terrer. Maadi est un quartier au sud-est du Caire, assez vert, près du Nil pour soirées felouque, assez bien pourvu en restos, magasins (vive le shopping !) en tout genre et bouibouis pour faire locale. L’École Oasis de Maadi se trouve exactement nulle part puisque dans un quartier nouveau avec des rues sans nom : Zaharaat El Maadi. Et pourquoi qu’elles ont pas de nom les rues ? Parce qu’il n’y en a pas des rues ! Zaharaat El Maadi est une excroissance de la ville en plein désert. D’où le nom de l’école : Oasis. Il ne manque plus que Carlos en chemise à fleurs qui chante sur l’air de Rosalie. Je m’égare. Excroissance dans le désert donc, en pleine expansion urbaine. Ca construit bâtiments d’habitations sur bâtiments d’habitations. Mais pas un commerce ! Pas une baraque à frites ou un éventaire de pommes ou de bananes ! Le Carrefour nous nargue de toute sa morgue avec sa climatisation et ses chalands qui se gavent de produits occidentaux (toujours pas de bières !), là-bas au bout d’une piste sablonneuse écrasée par le soleil et la pollution ! Alors qu’est-ce qu’on irait foutre en dehors de l’école à la récréation ! Pas un taxi qui passe pour s’éclipser discrètement ! Et le gardien de l’école qui note les allées et venues de tout le monde avec heure à la clé. En somme, notre usine est une prison.
Alors pourquoi toutes ces inepties et aberrations n’entament-elles pas ma bonne humeur et mon optimisme ?
Les gamins sont de la bombe. Gentils comme tout ; gâtés mais pas pourris ; ayant des préoccupations et des soucis d’enfants de leur âge. Les surveillants leurs parlent comme des charretiers, et eux, ne bronchent pas, ne se sentent pas hurt in their feelings. Qu’ils sont loin les gangs, les filles mères, les orphelins, les jérémiades, les plaintes perpétuelles et la bienveillance malsaine.
Ensuite, en toute honnêteté, je pense encore obtenir le titre officiel qui m’avait rempli d’orgueil lors de ma première année à Ánimo. Malgré la cravate, je peux encore faire valoir mes atouts.
Enfin, jusqu’au vacances d’Octobre (qui commence le 12 et non le 8 comme je le crus un moment), nous sommes en horaire Ramadan. A savoir, que tout est fini à 13h30.
La prochaine fois, des photos. Inch’Allah !

A bientôt.